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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:18
voici, en petite recreation, un poeme de sully prudohmme...je l'apprecie énormement, vous souhaitant une bonne lecture

"Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé;
Le coup dut l'effleurer à peine :
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre,
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime,
Effleurant le cœur, le meurtrit ;
Puis le cœur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
IL sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n'y touchez pas."

"Les Solitudes"
Sully PRUDHOMME.

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Published by FEL - dans c'est la vie
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commentaires

Suzanne 22/02/2010 11:52


J'aime beaucoup ce poème dont les mots sont d'une pudeur infini, on entend presque le bruit du vase qui s'est brisé et l'émotion qu'il a créée.


Jean Marc 08/01/2010 01:23


J'aime aussi, ça fait réfléchir...
Ça sonne un peu comme un avertissement... Voilà qui me laisse songeur.
...et félicitations pour tes dessins,, c'est pas évident la caricature,mais tu te défends très bien!
A plus!